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Choisir son chirurgien

Choisir son chirurgien

Le contexte anatomique complexe et la proximité immédiate de structures nerveuses, en particulier du nerf interosseux postérieur, font de la chirurgie de la rupture distale du biceps une intervention très exigeante techniquement, bien qu’il s’agisse d’un acte relativement bref. Par ailleurs, il s’agit d’une lésion assez rare et les chirurgiens orthopédiques n’y sont pas tous confrontés fréquemment.

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Or, c’est l’expérience du geste qui conditionne la bonne maîtrise du risque de complications et la qualité du résultat fonctionnel. Ainsi, le choix d’un chirurgien spécialiste du coude est déterminant, tant pour le diagnostic et la planification opératoire que pour la pratique des techniques mini-invasives modernes, notamment la fixation par endobouton filaire, qui nécessite un savoir-faire spécifique.

 

Une chirurgie techniquement exigeante

 

En premier lieu, il convient de souligner que le contexte anatomique de l’intervention est complexe. Le tendon distal du biceps s’insère sur la tubérosité radiale, une zone anatomique profonde, étroite, et très proche de certaines structures nerveuses. Le nerf radial se divise en effet à ce niveau. Sa branche profonde, le nerf interosseux postérieur (NIP), contourne l’extrémité du radius et passe à proximité immédiate (quelques millimètres) du site de réinsertion. Ainsi, une erreur de trajectoire, de profondeur ou de positionnement peut exposer à des complications neurologiques parfois sévères, même si elles restent rares.

Ce qui précède explique pourquoi la chirurgie du biceps distal est considérée comme une intervention à haut niveau d’exigence technique, et ce même si la durée opératoire est relativement courte, de l’ordre de 30 minutes.

Par ailleurs, la rupture du biceps distale est une blessure relativement rare tout comme, par conséquent, son traitement chirurgical. Tous les chirurgiens orthopédiques ne le pratiquent donc pas régulièrement. Or, la répétition du geste et l’expérience accumulée jouent un rôle essentiel pour réduire le risque de complications et pour optimiser les résultats fonctionnels.

 

Un chirurgien du coude pour le diagnostic et la planification de l’intervention

 

Ce qui précède souligne l’importance de faire appel à un chirurgien du coude, qui dispose d’une connaissance fine de l’anatomie locale, de ses variations possibles et des pièges techniques propres à cette articulation.

Ce sont ces compétences du praticien qui permettent d’adapter la stratégie opératoire au gré des caractéristiques propres à chaque lésion : rupture partielle ou totale, récente ou ancienne, avec une rétraction tendineuse plus ou moins importante et une qualité variable du tendon du biceps.

Par ailleurs, pour choisir la technique chirurgicale la plus adaptée, la phase préopératoire est bien sûr prépondérante. Ainsi, au moment du diagnostic, un praticien spécialisé et expérimenté saura interpréter l’ensemble des informations disponibles. 

Elles incluent le contexte de la blessure et le ressenti du patient (« pop sign »), le tableau clinique (douleur brutale au pli du coude, hématome, déformation du bras (boule au bras) et perte de force en flexion et en supination) et le résultat du hook test réalisé lors de la consultation, pour identifier de façon sûre les ruptures complètes. L’IRM permettra de confirmer le diagnostic et préparer les détails de l’intervention chirurgicale. 

Une fois le diagnostic clairement posé, la phase de planification du traitement chirurgical est essentielle. Chez un patient actif présentant une rupture récente du biceps distal, le chirurgien doit pouvoir proposer une date d’intervention proche, afin de faciliter la réinsertion tendineuse.

Néanmoins, l’époque où l’on n’opérait plus au-delà de 3 semaines après la rupture du tendon est révolue. Un praticien spécialiste du coude doit adopter une approche moderne qui privilégie majoritairement une prise en charge chirurgicale par rapport à un traitement conservateur (aux résultats fonctionnels toujours faibles), et ce même dans le cas de lésions plus anciennes (inférieure à 2 mois).

 

Mode opératoire : priorité à la technique mini-invasive par endobouton filaire

 

Pour traiter une rupture du biceps distal, il existe en théorie différentes voies d’abord et systèmes de fixation.

La technique d’incision à double abord (une antérieure pour accéder aux tendons et l’autre postéro-latérale pour donner accès à la tubérosité radiale) permet une réinsertion très anatomique. Elle est cependant invasive et présente un risque accru d’ossifications hétérotopiques ou de lésions musculaires (notamment du muscle supinateur).

Ainsi, lorsque c’est possible, le Docteur Laumonerie privilégie une voie d’abord antérieure unique, mini-invasive, en pratiquant une incision de quelques centimètres dans le pli du coude. 

De même, le choix du système de fixation est essentiel. Les ancrages osseux sont des sutures fixées à l’os par des ancres métalliques dont la résistance mécanique est limitée. Cela impose alors une immobilisation post-opératoire et une qui augmente les risques de raideur articulaire.

La pose d’un endobouton requiert néanmoins un savoir-faire particulier. Si le choix se porte sur un endobuton extracortical, la fixation n’est pas endomédullaire. Le tunnel osseux est bicortical : il traverse successivement la première corticale, le canal médullaire, puis la seconde corticale. Le bouton est ensuite déployé à l’extérieur de l’os, en appui contre la corticale externe, assurant une fixation extracorticale stable et résistante. Toutefois si cet endobouton est positionné trop postérieurement, il existe un risque de compression (entre l’endobouton et l’os) du nerf interosseux postérieur, branche du nerf radial localisée en arrière de la tubérosité radiale. Pour éviter cette complication, le chirurgien doit faire le choix d’une réinsertion pas trop postérieure, un peu moins anatomique, ce qui a peu d’impact sur la qualité du résultat fonctionnel. Savoir accepter ce compromis est essentiel, et cela illustre une fois encore l’importance du choix d’un chirurgien du coude expérimenté en cas de rupture du biceps distal.

Pour ces différentes raisons, le Docteur Laumonerie privilégie la fixation par « bouton cortical endomédullaire », petit implant constitué exclusivement de fil non résorbable, placé à l’intérieur du radius après traversée d’une seule des corticales de l’os. C’est un montage extrêmement solide et aucune immobilisation post-opératoire n’est nécessaire : la rééducation peut démarrer immédiatement.

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Le diagnostic de la rupture distale du biceps repose avant tout sur l’examen clinique, et en particulier sur le hook test pour détecter les ruptures complètes.

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